Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 09:17

Voici quelques tableaux plus récents.

 

J'évolue actuellement vers une facture plus fluide. La matière et l'intensité chromatique se concentrent en des flux ponctuels, et trouvent leur contrepoint dans de  grandes  zones plus calmes et plus étales...

 

 

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                  Verts Rose Ocre 30 x 30

 


 


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Violet Bleu dans le Vert  50 x 50

 

 


 

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Violet Rose dans le Blanc 50 x 50

 



 

J'ai rephotographié un tryptique , qui traduit bien ma démarche actuelle...

 

 

 

Orange-et-Ocre-dans-le-Vert-Pale-nikon-copie-2.JPG

Orange et Ocre dans le Vert Pâle 40 x 120

 

 


 

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Coulée Ocre dans l'Outremer 40 x 20

Par Benoît Predseil
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Mercredi 3 novembre 2010 3 03 /11 /Nov /2010 18:56

 

Jean TINGUELY et Niki de SAINT PHALLE furent deux artistes parmi les plus connus des années soixante et soixante-dix. Une  œuvre commune représentative  est le  « Cyclope » de   Milly-la-forêt : Sculpture animée à échelle monumentale, elle se constitua de 1969 à  1991. Œuvre complexe, elle procède des principes de quatre mouvements artistiques distincts : Dada, Nouveaux Réalistes, Art Cinétique, Art Brut.

 

Biographies croisées :

Jean TINGUELY  est né en 1925 à Fribourg en Suisse. C’est un enfant rêveur qui  construit dans les bois des sculptures sonores composées de roues  mues par l’eau,  composant un  parcours cinétique et sonore dans la nature…

La guerre le marque, il a alors 15 ans. Il fréquente des réfugiés politiques communistes et anarchistes. Après une brève expérience d’étalagiste,  Il fait des études d’arts appliqués à Bâle de 41 à 45. Il y découvre l’œuvre de Paul KLEE,  Wassili  KANDINSKY et le BAUHAUS. Sa personnalité est   très indépendante et anticonformiste.

 

Niki  de SAINT PHALLE est née en 1930. Comme TINGUELY, son  enfance  est agitée, et elle entame une vie de mannequin très jeune pour  Vogue, Elle et Life. Ils se marieront en 1971.

 

L’un comme l’autre ont un 1ère exposition spectaculaire : TINGUELY expose les « Métamatics », machines à dessiner, que le public actionne en y  fixant lui-même un crayon de couleur. Niki  de SAINT PHALLE  présente « les Tirs », des tubes  de couleurs  fixés sur une planche percés aléatoirement par les tirs à la carabine de spectateurs…

 

Ces approches étaient  provocatrices, pour combattre un académisme toujours renaissant, comme celles  de Marcel DUCHAMP présentant des objets industriels,  les Ready Mades, dans les musées, le mouvement DADA , ou encore  l’Art Brut prôné par Jean DUBUFFET.

 

TINGUELY  et le groupe des NOUVEAUX REALISTES s’oppose aux les abstraits  de l’après guerre, en utilisant des objets du quotidien et il s’inscrit aussi   dans la mouvance de l’ Art  Cinétique, mettant en scène le mouvement dans l’espace.

 

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Le Cyclope de Milly-la-forêt :

C’est une sculpture monumentale  de 22.5 m de haut pesant 350 tonnes qui  figure un monstre sortant de terre, inspiré des Cyclopes,  géants forgerons de la mythologie grecque dotés d’un seul œil.

 

Le Cyclope est le fruit d’une collaboration intense avec Nikki de St Phalle.  La mécanique formant l’ossature est typique de Jean TINGUELY : composée de bric et de broc avec des éléments mécaniques récupérés, elle est animée de différents mouvements, comme celui de l’œil unique…  Des sculptures complémentaires s’y glissent, de  CESAR, Daniel SPOERRY, Jean-Pierre RAYNAUD, Jésus SOTTO et d’autres,  tous amis de Tinguely …

 

L’enveloppe de la sculpture, mosaïque de miroirs  étincelants est l’œuvre de Niki de SAINT PHALLE. Le Cyclope décline à merveille l’opposition entre les lignes brisées de l’ossature et la douceur des courbes de la peau … La couleur sombre de la partie métallique et la clarté du jour reflétée par les miroirs se valorisent mutuellement sans se combattre. Un wagon de marchandise hissé à vingt mètres de hauteur apporte  une dimension surréaliste à la Dali. Cette apparition fantastique et animée cernée par la forêt  est réellement impressionnante…

 

La visite du « monstre » permet de percevoir ses  dimensions ludiques avec les rouages et mécanismes absurdes,  fantastiques avec le petit théâtre à la place du cerveau ou « la Chambre de Bonne » de Daniel SPOERRY basculée de 90°, cinétique et sonore avec les tiges métalliques de Jésus Rafaël SOTTO entre lesquelles se glisser déclenche un concert de notes  différentes…

Le cheminement conduit sur le toit, où une mince pellicule d’eau reflétant le ciel permet un hommage à  Yves KLEIN (fondateur des Nouveaux réalistes) en évoquant son bleu  « IKB » -International Klein Blue-…

 

Quelques dimensions du Cyclope :

Il  glorifie et ridiculise tout à la fois le mouvement qui agite frénétiquement le monde moderne. La poésie y est bien présente, par le subtil mélange entre nature et artefact qui y régne…

Cette sculpture est une  œuvre d’art totale, sollicitant la vue, l’ouïe, le toucher. C’est une  critique de l’idéologie du marketing et de son culte  de la nouveauté par l’utilisation de déchets industriels recyclés, démarche d’avant-garde dans les années 70. Sa création collective est à l’inverse de  l’image de l’artiste génial et solitaire.

 

Tout cela explique que Jean TINGUELY ait reçu très vite un écho  important auprès du grand public, tant il exprimait dans ses réalisations  notre monde moderne et  ses contradictions.

Benoît PREDSEIL, octobre 2010.

Par Benoît Predseil - Publié dans : Autres
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